Publié le 03 mai 2019

Grâce au travail des services municipaux et de l’APRT, la fontaine de l’enfant au Cygne a été remise en eau ce mardi !

Voici les travaux qui ont été réalisés :

  • réfection du pavage
  • vidange et le nettoyage de la salle inférieure sous le bassin
  • confection d’un réservoir en maçonnerie
  • pose d’une bâche étanche dans le réservoir
  • nettoyage et le décapage du bassin avec pose d’une résine d’étanchéité
  • nettoyage et la révision de la pompe
  • raccordements des alimentations pour le recyclage de l’eau en circuit fermé

Un peu d'Histoire..

Élevée en 1862 à l’emplacement de la Belle Croix, une des stations de la procession, la fontaine de l’Enfant au cygne complète le dispositif des fontaines établies en ville au xviiie siècle. Elle se distingue par le choix des matériaux, le bronze patiné de vert, et parce que l’artiste, refusant la composition frontale communément admise, a tenu compte de son emplacement sur la petite place établie à la jonction de deux rues, et multiplié les angles de vue, invitant à en faire le tour.

Elle est constituée d’une large vasque circulaire, au centre de laquelle se dresse le fût étroit au sommet largement évasé qui reçoit le groupe juché en équilibre sur des concrétions. L’enfant poupin, nu, la tête aux longs cheveux bouclés inclinée, assis sur une jambe repliée, l’autre tendue, un filet sur l’épaule, joue avec le cygne aux ailes déployées, dont le bec déverse l’eau bienfaitrice.

Si la grâce du mouvement, la délicatesse du geste, et surtout la fraîcheur de l’enfance, rappellent l’art souriant de Carpeaux, le modelé généreux du putto fait davantage songer à l’art du xviiie siècle.

 

 

Crédits photos : Philippe Hudelle