La cathédrale

La cathédrale se découvre à travers l’enfilade des rues sinueuses dont l’origine remonte au Moyen Age.

 

La cathédrale Notre-Dame se hisse au rang des monuments phares de la France du nord.

 

Considérée comme la plus belle église médiévale de la région, l’édifice porte en lui les caractéristiques d’un gothique fortement marqué par la tradition régionale.

 

L’église doit son origine à une modeste chapelle fondée au VIIe siècle par Omer à l’emplacement du cimetière des moines de l’abbaye Saint-Bertin. Bientôt érigée en collégiale, elle fut agrandie à deux reprises avant de trouver, à partir du XIIIe siècle et jusqu’au XVIe siècle, ses dispositions définitives.

 

Promue cathédrale en 1561, suite à la destruction de Thérouanne par les troupes de Charles Quint, Notre-Dame a vu son rôle réduit à celui de paroissiale depuis le concordat de 1801.

 

Longue d’une centaine de mètres, l’église comprend un sanctuaire du XIIIe siècle doté de trois chapelles rayonnantes non contiguës, un vaste transept pourvu de bas-côtés et une nef du XVe siècle flanquée d’une tour occidentale qui culmine à 50 m de hauteur.

 

Malgré ces différentes étapes de construction, l’ensemble fait preuve d’une grande unité traduisant le souci des maîtres d’œuvre successifs de rester fidèles au parti d’origine.

La cathédrale a conservé une partie importante de son mobilier, miraculeusement épargné par la Révolution.

 

Du XIIIe siècle subsistent les vestiges d’un dallage sculpté de motifs les plus variés et quelques sculptures, comme le cénotaphe de Saint-Omer ou le Grand Dieu de Thérouanne, chef-d’œuvre de la sculpture gothique.

 

La sculpture funéraire forme un ensemble remarquable illustré par des exemples s’échelonnant du IXe au XVIe siècle et d’où émerge le fameux mausolée d’Eustache de Croÿ réalisé par Jacques Du Broeucq, l’un des plus grands représentants de la Renaissance en Flandre.

 

Cette présence flamande se poursuit au XVIIe siècle à travers le maniérisme des clôtures de marbre polychrome des chapelles et le mouvement baroque de la descente de croix de Rubens.

 

Ce style caractérise encore le buffet d’orgue, œuvre magistrale du début du XVIIIe siècle réalisée par les Piette, menuisiers audomarois. Audomarois lui aussi, Pierre Enguerran est l’auteur de l’horloge astrolabe dont le mécanisme, toujours en fonction, remonte à 1558.