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   Phot.Inv. Philippe Dapvril © Inventaire général, ADAGP.

Pignons à pas de moineaux et travées brugeoises animent la façade de l’ancien séminaire épiscopal édifié au cours du premier quart du XVIIè siècle.

Terre de refuge pour les catholiques persécutés, Saint-Omer se couvre d’établissements religieux dans la seconde moitié du XVIè siècle. Pour répondre à cette poussée protestante, les religieux audomarois vont se préoccuper de former des prêtres capables de rivaliser avec les prédicateurs calvinistes.

Cette mission va être confiée dans un premier temps aux Jésuites wallons pour disparaître ensuite, obligeant les futurs prêtres et boursiers audomarois à se rendre à Douai jusqu’à ce que l’évêque Jacques Blasoeus décide, en 1604, de fonder le séminaire épiscopal ou Collegium Sancti Audomari. Destiné à accueillir, à l’issue de leurs études au collège, les élèves voués à la prêtrise, l’établissement s’installe naturellement face au collège sur l’ancienne place de l’Etat.

L’aile nord, prolongée par une chapelle, s’élève en 1605 suivie en 1623 par l’aile donnant sur la place Maginot et celle en retour. Le chantier s’achève en 1625. Disposés en U autour d’une cour, les bâtiments alignent leurs ouvertures placées au fond de niches peu profondes sculptées dans la brique jaune. Ces niches verticales qui rythment la façade et lui donnent un certain relief, sont appelées des travées brugeoises du nom de la ville d’où s’est répandu cette habitude de construire.
L’aile nord arbore un pignon à pas de moineaux qui ne trouve pas son équivalent sur le pignon sud coiffé probablement ultérieurement d’un fronton classique. La brique de sable dont le bâtiment est paré et l’exploitation magistrale qui en est faite font de cet ensemble un exemple tout à fait caractéristique de la manière de construire à Saint-Omer au XVIIè siècle. Cette manière est celle de la Flandre toute proche et plus généralement celle des anciens Pays-Bas auxquels Saint-Omer était rattaché avant son annexion définitive au Royaume de France en 1677.
Cet ancien séminaire constitue aujourd’hui une annexe du lycée Ribot.

 Phot.Inv. Philippe Dapvril © Inventaire général, ADAGP.

 

 


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