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Des fortifications renforcées par Vauban à partir de 1678, il subsiste aujourd’hui quelques centaines de mètres d’escarpe tandis qu’un vaste jardin laisse encore deviner l’emplacement des fossés et des glacis.

Le démantèlement des remparts à la fin du siècle dernier a considérablement modifié le visage du paysage audomarois. Depuis le début du XIIIè siècle, les limites de la ville étaient matérialisées par une enceinte hérissée de tours au delà de laquelle s’étendait le domaine des ruraux marqué par la présence du marais. Si la superficie de la ville est restée depuis lors quasiment inchangée, en revanche les fortifications se sont adaptées à l’évolution de l’art de la guerre.

C’est au XVIè siècle que Charles Quint entreprend de transformer les tours du front occidental en bastions afin de répondre à l’impact du boulet métallique inventé par les frères Bureau au XVè siècle. Depuis le XIIIè siècle, les défenses de ce secteur de la ville faisaient en effet l’objet d’une attention particulière car il ne bénéficiait pas de la protection naturelle du marais. C’est la raison pour laquelle on y avait installé le château, construit par le fils aîné de Philippe Auguste, sur l’Esplanade actuelle.

Les vestiges qui subsistent des fortifications sont des aménagements opérés par Vauban sur l’enceinte précédente dont le tracé resta inchangé. L’ingénieur de Louis XIV y superposa son système de défense qui consistait à multiplier en profondeur les ouvrages avancés. Deux bastions ponctuent encore les quelques centaines de mètres de remparts. Les maçonneries sont remparées de terre et des salles casematées prennent place à l’intérieur des bastions afin de permettre les tirs et le flanquement des fossés. Les plates-formes qui les couronnaient permettaient également d’y disposer l’artillerie.

La conservation de cette portion des remparts est liée à l’aménagement du jardin dont la végétation a recouvert les fossés, les ouvrages avancés et les glacis en 1894. La conception de ce jardin de 20 hectares, divisé en deux parties distinctes, est due à l’architecte Guinoiseau. Un jardin à la française occupe de ses pelouses régulières l’espace des fossés tandis qu’un jardin dit à l’anglaise présente une centaine d’arbres rares et un charmant kiosque à musique.

 

 


 Réalisation Agence Amalgame et Ingéo