
Espace de rassemblement et véritable
cœur de la ville, la place Foch occupe un vaste rectangle
où se tient depuis le Moyen-Age le grand marché
de Saint-Omer.
Contrairement aux fameuses places
d’Arras, la Grand’Place de Saint-Omer n’a
pas fait l’objet d’un programme d’ensemble,
aussi y trouve t-on une variété de façades
dont la diversité est encore renforcée par
le décrochement successif des toitures et des cheminées.
Cette hétérogénéité donne
à l’ensemble son caractère pittoresque.
L’Hôtel de ville
Echappe à cette sympathique anarchie. Le rang est
dont la construction fait partie intégrante du chantier
de l’Hôtel de ville qui s’est élevé
sur la place au cours du premier tiers du XIXè siècle.
Rythmé par une série d’arcades, ce rang
homogène se présente comme en écho
au dessin des façades de l’Hôtel de ville.
Cet accompagnement urbain contribue à une certaine
mise en scène de l’Hôtel de ville imaginée
par son architecte, Pierre-Bernard Lefranc. Isolé
par rapport aux alignements de demeures qui l’environnent,
l’Hôtel de ville occupe en effet une position
presque centrale sur cette place qu’il domine de son
dôme.
Massive et imposante bâtisse de pierre scandée
de colonnes doriques, l’Hôtel de ville contraste
avec les constructions qui l’environnent.
Le bâtiment de la scelle
A sa gauche, le bâtiment de briques jaunes encadré
de pignons à pas de moineaux est une ancienne dépendance
de la précédente maison communale. Construit
peu de temps avant le rattachement de Saint-Omer au royaume
de France (1677), cet édifice est un des témoins
de l’influence de la Flandre sur la construction audomaroise.
L’ancien bailliage
L’ancien
bailliage qui lui fait presque face exprime à l’opposé
le «goût classique» qui va s’imposer
à partir du XVIIIè siècle. Bien que
construit en 1786, cette belle demeure reflète encore
les tendances fleuries et gracieuses à l’honneur
sous Louis XV. Ce paradoxe s’exprime dans la façade
où figure la mention de Louis XVI dont la «munificence»
a rendu possible la construction. Des allégories
féminines symbolisant les quatre vertus cardinales
(justice, prudence, tempérance, force) animent la
toiture de cette noble demeure qui fut le siège de
la juridiction royale.
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